Bien le bon jour chers explorateurs et lecteurs de tout bord,
Il est un sujet important qui revient régulièrement pour tous les auteurs, à savoir quoi faire dès qu’on a achevé son roman ? La chose est bien complexe et ardue qu’il n’y paraît, mais la solution est aussi simple que l’avenir est sombre ! Il y a l’essentiel et l’essentiel : vous devez absolument vous entourer de personnes qui connaissent les rouages de ce domaine singulier. Je parle, bien évidemment, des freelances qui sont autant formidables que très demandés. Et il est dur de trouver le bon qui coche toutes les cases !
Enormément d’auteurs ont peur de se lancer seuls. C’est un fait pour tout débutant dans cet univers complexe qu’est l’écriture d’un roman et ses mécanismes. Bonne nouvelle, vous n’êtes pas seuls, si vous le décidez ! C’est une leçon que tout auteur a appris à connaître avec le temps. Parmi une multitude de gens indélicats, voire inconvenants, il y en aura qui auront à cœur de vous aider et de vous conseiller. Rapprochez-vous de ces personnes adorables, qui contre vents et marrées, sans intérêt aucun, seront toujours là pour vous et vos projets.
Oui, promis, ils existent ! J’en ai moi-même rencontré beaucoup et je suis là aujourd’hui, avec le statut d’écrivain, pour en parler. Je travaille désormais avec ces derniers et j’avance sans crainte.
Pour en revenir avec votre récit qui s’achève, sachez que je comprends !
Vous avez grandi avec votre histoire, vous l’avez découverte au fil du temps. Un lien fort vous a réuni. Vous avez suivi une direction claire, en restant libre de vos pensées et de vos actes. Vos personnages ont pris vie, certains sont morts, d’autres ont poursuivi une œuvre qui vous échappe. Ils ont fait des choix et commis des erreurs. Une poignée vous a rappelé que la vie est belle et que le doute n’était pas permis. Leur évolution a suivi votre propre évolution. Il y a un peu de magie là-dessous. Et un jour, d’un coup, sans bruit, sans crier gare, tout s’arrête. Pourquoi ? Parce que vous arrivez à la fin de votre récit et les sentiments commencent à prendre le dessus.
Par nostalgie, vous faites défiler les premières pages de votre histoire et vous retrouvez votre première scène. Vous vous souvenez du moment où vous aviez peur de ne pas savoir quoi écrire, où vous hésitiez encore sur votre idée, sur votre début ou sur la direction à donner à votre roman. Regardez en arrière et faites le point, vous avez parcouru une distance incroyable, soyez fier de vous.
Et malgré tout, vous avez persévéré. Vous avez continué, même les jours où vous n’aviez pas beaucoup de temps ni d’envie. Quand une scène vous semblait maladroite, vous avez rectifié le tir, en prenant le temps de bien faire les choses. Parfois, une petite voix vous soufflait que votre roman était probablement mauvais et qu’il serait plus sage de regarder une série à la place. Pourtant, vous avez encore continué, fait front commun avec vos personnages.
Puis, la dernière page pointe le bout de son nez.
C’est normal que vous ressentiez un grand vide.
Rassurez-vous, vous n’êtes encore une fois, pas seuls !
Votre premier jet ne sera pas parfait. Il y aura des incohérences, des passages à enrichir, des dialogues à reprendre et des scènes que vous aurez envie de retravailler. Un premier jet n’est pas un livre terminé : c’est la matière vivante à partir de laquelle vous pourrez ensuite corriger, améliorer et faire grandir votre histoire.
Mais il existe.
N’ayez donc pas peur de la fin du voyage, car en réalité il ne fait que commencer, sous une autre forme.
Bien à vous, les amis, prenez soin de vous,
Will.